DERNIERE PUBLICATION :

Marie de Magdala, Nouveau Moïse.  La Cause de la Femme, Maury, Millau, juin 2016, 96 p.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Derniers exemplaires disponibles à la librairie Saint-Norbert à CONQUES (12320 Conques-en-Rouergue. Tél. 33 (0) 5 65 69 89 43 voir conditions de vente par correspondance au magasin)

Marie de Magdala, Nouveau Moïse

 

Quel secret, quel mystère se cachent sous ce titre ?

Qu'a-t-elle dit ? Qu'a-t-elle fait ? Qu'a-t-elle vu ? Pour quelles raisons, un Pape, Grégoire le Grand (VIe siècle) a-t-il jeté sur sa personne un opprobre fallacieux de « Pècheresse », entendons prostituée, après qu’un Apôtre, saint Paul lui-même, a imposé une « omertà » sur son nom dans les canons constitutifs de l'Eglise Romaine ? Cette « Marie Madeleine » pécheresse ne serait-elle pas un simulacre ?
Depuis l'origine ce personnage féminin hante l’inconscient collectif.
Au terme d'une enquête qui se lit comme un récit d'aventure, le présent ouvrage offre l'avantage d'apporter non seulement l’explication du passé, mais un véritable retournement du regard sur ce personnage élu, totalement purifié, ramené par Jésus au statut d'Eve d’avant la chute, et choisi pour être le pilier de la révélation de la Résurrection, fondement du christianisme.
Ni thèse d'histoire des religions, ni roman de théologie-fiction, mais fondé sur l'analyse stricte des Ecritures, l’ouvrage soulève l'hypothèse inédite d'une Marie de Magdala révélatrice du Fils et du Nouveau Testament, comme Moïse « prêtre et prophète » l'est du Père et de la Thora.
Cette hypotypose innovante, vive et frappante, documentée, trouve providentiellement sa caution dans l'Encyclique « Lumen Fidei » des deux Papes jumelés, qui font Marie de Magdala « Lumière et Confesseur de la Foi ».
L'Eglise Catholique deviendrait-elle féministe ?
Certes oui, Marie de Magdala, « Cause de la Femme », pour les siècles, présents et à venir.
Un ouvrage prophétique et d'actualité.
« Le livre de la nature ne peut être falsifié. Mais, celui de la Bible doit être interprété, car il est au-dessus de la nature. » (Raymond Sebond, Liber creaturarum seu naturae)

 


OUVRAGE PRECEDENT (2012) :

Conques : le trésor des deux aimantes

Editions du Tricorne, Genève, 2012, 128 p.

ISBN : 978-2-940450-10-7

(épuisé)

* * * *

Le combat de Marie de Magdala est un combat pour la vérité.
C’est la cause d’une femme écrasée par deux fictions littéraires :
- celle du Da Vinci code qui en fait l’épouse de Jésus ;
- celle de l’Eglise catholique romaine, qui continue de soutenir l'image d’une « Marie Madeleine pécheresse » sur ce qu’elle sait pourtant être un faux en Ecritures Saintes, sorti de la simplification réductrice de Grégoire Ier puis édulcoré par les légendes du Moyen Age merveilleux et ses galéjades provençales…

Face à ces deux simulacres, où trouver la vérité ?

A Conques ! où le culte authentique de Marie de Magdala, « Eve Nouvelle » se perpétue intact depuis plus de mille ans : reliques, liturgie, statuaire, littérature, tapisseries attestent la pureté évangélique de Marie de Magdala, qui n’est ni « Pénitente », ni « Repentie », ni « Pécheresse », encore moins la « Prostituée anonyme » des Evangiles, mais le premier Témoin avéré de la Résurrection et l’Annonciatrice de Bonne Nouvelle : autrement dit, le socle, le fondement de la religion chrétienne.

Le dernier livre de Pierre Séguret, enquête à la fois documentée et facile à lire, montre par quel processus historique, littéraire, politique et spirituel, la fiction de la « Pécheresse » s’est substituée à la réalité des Ecritures Saintes. Il rend à la Marie Madeleine son véritable nom : Marie de Magdala, sa fonction : « Apôtre des Apôtres », enfin toute sa dignité et sa pureté.
Face au scandale du simulacre devenu réalité, à l’heure où se joue la cause des femmes, et tandis que de mercantiles élucubrations avilissent un des plus beaux symboles de la foi, les trésors de Conques offrent providentiellement à l’Eglise Catholique une occasion opportune d’un aggiornamento, comme une voie de salut.

Résumé :

De Marie-Madeleine à Marie de Magdala, ou du simulacre à la sincérité :
une enquête à rebours, depuis les tapisseries du XVIIe jusqu'aux sources scripturaires, en passant par le culte local, le tympan roman et les bulles papales de Grégoire Ier.

Quelle est la part du mythe et celle de la réalité dans l’imaginaire véhiculé par deux femmes, hors du commun, qui se confondent -et se distinguent pourtant- sous les traits de Marie-Madeleine et de Marie de Magdala ? S’agit-il de la pécheresse ou de la mystique apôtre des apôtres ? Dans l’imaginaire collectif, Marie-Madeleine incarne la pécheresse repentie, qui baigne de ses larmes les pieds de Jésus, et les essuie de ses cheveux, avant de terminer sa vie, ascète et pénitente à la Sainte-Baume.
Personnage mythique s'il en est, la "Marie-Madeleine pécheresse" n’a jamais existé autrement que sous l’anonymat d’une « prostituée notoire » que Jésus absout parce qu’elle a témoigné beaucoup d’amour à son égard.
En fait, sous ce pseudonyme se cachent deux autres Marie, elles bien réelles, mais qui ne furent en aucun cas ni des pécheresses ni des pénitentes, mais deux femmes qui aimaient Jésus et que Jésus aimait : Marie de Béthanie, qui oignit Jésus pour le remercier d’avoir ressuscité son frère, et Marie de Magdala, femme de la haute société, purifiée, c’est à dire rendue totalement immaculée par et pour son immense amour. Présente au pied de la croix, c’est elle qui découvre au matin du troisième jour le tombeau vide et qui reçoit, la première, la révélation de la Résurrection devenant ainsi l’apôtre des apôtres.
Victime au VIe siècle d’un amalgame et d’une confusion que rien dans les Ecritures n’autorisait, voici Marie de Magdala devenue Marie-Madeleine, à la fois l’amante mystique du Christ, mais aussi Marie de Béthanie, sœur de Lazare et surtout la pécheresse anonyme et repentie !
La piété populaire, la caution des rois de France, l’opportunisme d’une pastorale pénitentielle, l’autorité pontificale feront de ce simulacre un mythe puis une réalité.
L’abbaye de Conques n’échappe pas au mouvement, accordant, à parité avec la célèbre dévotion à sainte Foy, un culte à Marie de Magdala.
C'est à la découverte de son triple trésor que nous invite l'auteur :
- celui du tympan de la renaissance romane,
- celui des reliquaires émaillés médiévaux,
- et celui, encore méconnu, des tapisseries du Grand Siècle baroque, dites "série de Marie Madeleine" qui sont, pour la première fois, décrites et décodées.

Ce nouvel ouvrage de Pierre SEGURET, d'une lecture très accessible, nous convie à la genèse d’un des schémas intellectuels majeurs de la civilisation occidentale où se mêlent les archétypes de l’éternel féminin, l’héritage du mythe d’Eros et de Psyché, l’amour profane et l’union mystique. Il décortique le mythe, analyse les mécanismes qui transformeront l’authenticité évangélique de l’Eve Nouvelle, la pure, sincère et visionnaire femme d’action et d’intériorité Marie de Magdala, en un simulacre conventionnel de la Marie-Madeleine, pécheresse repentie, jailli de l’imagination créatrice de Grégoire le Grand, au VIe siècle. Ce simulacre fécond sera amplifié par la suite, par les homélies, les légendes telle la Légende dorée de Voragine, et bien sûr les beaux-arts.
Il rend enfin, à travers les péripéties de l’Histoire, les sources évangéliques, les écrits spirituels ou littéraires, les mentalités et le contexte politique, toute son actualité à la problématique de la féminité, symbole de l’amour.

Lire la recension de la théologienne Michèle Bolli.

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Mise à jour : 02/05/2017