Saint Jérôme, Père de l'Eglise

« Celui qui de tout son esprit a mis sa foi dans le Christ, même s'il est mort en homme défaillant dans le péché, par sa foi a la vie éternelle » (saint Jérôme)

Saint Jérôme, pour qui la foi sauve. Il tient une banderole où serait écrit "IERONIMVS" et fait le signe de la foi.

Avec Ambroise, évêque de Milan, Augustin, évêque d'Hippone et le pape Grégoire le Grand, Jérôme de Stridon est un des quatre "Pères de l'Eglise". Sa vie sera faite de séjours studieux à Rome, Trèves, Antioche, Constantinople, Alexandrie et Jérusalem. Grand érudit, il maîtrise le latin, le grec et l'hébreu. On lui doit la traduction en latin de la Bible et des Evangiles (la Vulgate) (1). Ses voyages sont entrecoupés d'expériences monacales (il fonde l'ordre des Hiéronymites) et érémitiques dans le désert de Syrie. Il meurt âgé de plus de 70 ans à Bethléem au début du Ve siècle. C'est le plus oriental des théologiens latins, et le plus origèniste des Pères de l'Eglise. Sa conception miséricordieuse du salut joue un rôle essentiel dans la gestation du Purgatoire : « De même que nous croyons que les tourments du Diable seront éternels [pour] tous les négateurs et tous les impies qui se sont dit qu’il n’y a pas de Dieu ; de même en revanche, nous pensons que la sentence du Juge pour les pécheurs chrétiens, dont les œuvres seront éprouvées et purgées dans le feu, sera modérée et mêlée de clémence » (Commentaire d’Isaïe, LXVI, 24) cité par Jacques Le Goff, La naissance du Purgatoire, folio histoire, éd. 2002 p. 90.

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IERONIMVS (seules les lettres "MV" se distinguent encore vers le bas de la banderole)

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(1) Saint Jérôme est considéré pour cela comme le saint patron des traducteurs. (remonter)

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